Mise sur pied d’un service animalier public #NDG #polmtl

Voici le texte du communiqué que nous avons émis lors de notre annonce sur le traitement des animaux domestiques. Je suis très fier d’avoir initié cette annonce qui s’est faite dans le parc NDG. Je remercie particulièrement Piper Huggins, candidate de la Coalition Montréal – Marcel Côté dans le district de Jeanne-Mance (Plateau Mont-Royal) pour son expertise dans ce dossier.

Montréal, le 28 octobre 2013 « Montréal fait face à de graves problèmes de surpopulation et d’abandon d’animaux de compagnie. Coalition Montréal compte mettre en place une politique de gestion animalière responsable visant le bien-être des animaux de compagnie, la prévention des abandons et la responsabilisation des propriétaires », a annoncé Marcel Côté, chef de Coalition Montréal et candidat à la mairie.

« Notre politique misera sur des méthodes de prévention comme la stérilisation, l’adoption et l’identification des animaux. À travers cette politique, nous encouragerons l’application par les arrondissements de pratiques exemplaires en gestion animalière et nous inciterons ceux-ci à financer adéquatement les programmes existants dans ce domaine. Coalition Montréal compte également tout mettre en œuvre pour que le service animalier public, qui sera situé au parc Angrignon, ouvre ses portes dès 2016, comme prévu. Ce service offrira à l’ensemble des Montréalais un service de collecte et de refuge », a-t-il poursuivi.

Cliniques de stérilisation

« Le bien-être et la santé des animaux sont des enjeux importants, dont j’ai notamment eu l’occasion de discuter avec le groupe Actions pour des Services Animaliers Publics (ASAP), groupe de défense des animaux très actif dans Notre-Dame-de-Grâce. Nous allons faire preuve de leadership en incitant les arrondissements à financer des programmes de stérilisation CSRM (capturer, stériliser, relâcher et maintenir) pour les chats errants. Afin d’accroître l’efficacité de ces programmes et d’en réduire les coûts, nous permettrons la mise sur pied de cliniques de stérilisation mobiles », a indiqué Martin Bergeron, candidat au poste de conseiller de ville du district de Notre-Dame-de-Grâce.

« Nous inciterons également les arrondissements à délivrer des permis à prix moindre pour les animaux stérilisés et à rendre obligatoires la stérilisation et l’inoculation des chiens et des chats vendus ou donnés en adoption sur leur territoire », a-t-il ajouté.

Encadrer la vente des animaux de compagnie

« La Ville de Montréal a le pouvoir et la responsabilité d’encadrer la vente des animaux sur son territoire. Coalition Montréal, en concertation avec les arrondissements, travaillera avec les refuges et les animaleries pour assurer que les animaux de compagnie dans les animaleries viennent de refuges reconnus par la Ville et non « d’usines » à chatons ou à chiots. Il est temps de mettre fin à l’exploitation pécuniaire de la misère animale. Selon mon expérience, les Montréalais qui font l’acquisition d’un animal de compagnie ne veulent pas contribuer au problème de la surpopulation. Ils veulent plutôt faire partie de la solution. Ils se soucient du bien-être des animaux », a expliqué Piper Huggins, candidate au poste de conseillère de ville du district de Jeanne-Mance, dans le Plateau Mont-Royal.

« Pour protéger les citoyens, cette collaboration aura aussi pour objectif d’inciter les animaleries à offrir une « garantie de santé » déjà en place dans les refuges réputés, permettant le retour de l’animal dans les 30 jours suivants son adoption si celui-ci est malade. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) procède déjà, par l’intermédiaire de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA), à l’inspection des animaleries. Il sera possible d’adapter le processus existant pour veiller à l’application de cette garantie, assurer la salubrité des lieux, vérifier la provenance et l’inoculation des animaux et minimiser l’abandon ou l’introduction dans nos ruelles d’animaux souffrant de maladies contagieuses», a-t-elle affirmé.

« Au-delà de 40 % des Montréalais possèdent au moins un chat ou un chien et il y a environ 50 000 abandons par année sur l’île de Montréal. Compte tenu de cette situation, il importe d’accroître la responsabilisation des propriétaires d’animaux et de lutter contre les achats impulsifs. Pour ce faire, Coalition Montréal croit qu’il est nécessaire d’éduquer et de sensibiliser le public, notamment les jeunes d’âge scolaire. En plus de cette sensibilisation, nous ferons mieux connaître les programmes qui font la promotion des familles d’accueil, comme ceux de la SPCA », a conclu Marcel Côté.

#polmtl Ma lettre à la Gazette sur les rues commerciales de #NDG

Voici la traduction de ma lettre publiée dans le journal the Gazette:

Re: “Election 2013: How to revive a depressed street” (On the Trail, Oct. 17)

Sur son blogue, Rene Bruemmer demande ce qui peut être fait pour revitaliser certains secteurs commerciaux, et comment un conseiller municipal peut-il contribuer à augmenter l’achalandage pour aider les marchands et améliorer un quartier. M. Bruemmer a raison d’indiquer que j’en ai fait une priorité de ma plateforme locale. Voici donc ma réponse à sa question.

D’abord, le Village Monkland a démontré son fort potentiel à la fin du mois d’août en organisant un festival qui a attiré plus de 75 000 personnes sur une période de trois jours. J’ai d’ailleurs eu le plaisir de co-animer ces festivités en compagnie de Sharman Yarnell. L’association des marchands du Village Monkland veut maintenant former une Société de développement commercial, un processus que je soutiendrais à titre de conseiller de ville.

La clé pour faire de la rue Sherbrooke Ouest une véritable destination consiste à consolider son statut de quartier culturel. Nous pouvons finalement compter sur un groupe de promoteurs sérieux (Cinema NDG) qui ont la volonté et le talent pour rénover l’Empress Theatre, et en faire un véritable attrait. De plus, je travaillerais à développer un atelier d’artistes dans le même secteur afin que nos artistes locaux ne soient pas contraint de quitter le quartier face à la montée des prix de l’immobilier. J’utiliserais alors ces deux projets comme effet de levier pour refaire l’aménagement urbain et revitaliser cette partie de la rue Sherbrooke.

Soyons honnêtes: le chemin Upper Lachine ne sera jamais une artère commerciale vibrante tant et aussi longtemps que St-Raymond demeurera isolé derrière le chemin de fer du CP. Le projet que je mettrais de l’avant dans ce secteur serait d’obtenir un passage à niveau pour cyclistes et piétons sur la rue Oxford, là où on construira la nouvelle école. Cette traverse de chemin de fer sécuritaire rapprocherait le chemin Upper Lachine d’un bien plus grand nombre de clients potentiels.

Enfin, il y a également un petit bout de rue commerciale sur le boul. Décarie situé en bordure d’un métro où passe des milliers de personnes par jour, et pourtant aucun des commerces du coin ne vend de café et de muffins pour emporter! En tant que conseiller de ville, je veillerais à créer un lien plus naturel entre Villa Maria (le collège et la station de métro) et ces commerces, en revoyant l’ensemble de la traverse de cette intersection qui est à la fois rébarbative et dangereuse pour les piétons.

Les rues commerciales font partie intégrante de ma stratégie pour développer des quartiers plus conviviaux à NDG. Un conseiller de ville possède plusieurs moyens à sa disposition pour revitaliser les artères commerciales, et j’espère que les citoyens du district de Notre-Dame-de-Grâce me donneront le mandat de m’occuper de ce dossier le 3 novembre prochain.

#polmtl Letter: Candidate has ideas for revitalizing depressed streets in #NDG

My letter to the editor that was published in the Gazette:

Re: “Election 2013: How to revive a depressed street” (On the Trail, Oct. 17)

In his blog post, René Bruemmer asks what can be done to revitalize commercial areas, and how can a city councillor bring more human traffic to help merchants and improve an entire neighbourhood. Bruemmer rightfully points out that I have made it a priority of my local platform. So here is my answer.

First, Monkland Village demonstrated its potential with a very successful three-day festival at the end of August — which I had the pleasure of co-hosting with Sharman Yarnell — that attracted over 75,000 people. The Monkland Merchants Association now wants to form a Société de développement commercial, and I would strongly support that effort as a city councillor.

I believe the key to making Sherbrooke St. West a destination is to make it a cultural neighbourhood. We finally have a serious group of developers (Cinema NDG) willing and able to renovate the Empress Theatre, and make it an attraction. In addition, I would work to secure an artists’ workshop, before our local artists are pushed out of the neighbourhood by rising real-estate prices. I would then leverage these projects to redesign the area and revitalize that stretch of Sherbrooke St.

Let’s be honest: Upper Lachine Rd. will never be a vibrant commercial street so long as St-Raymond remains isolated behind the CP rail track. The key project I would push here would be to have a railway crossing on Oxford Ave. for cyclists and pedestrians where the new school will open in a couple of years. This safe passage would bring Upper Lachine much closer for a lot of potential customers.

Finally, there is a small commercial stretch on Décarie Blvd. that sits next to a métro station where thousands of people pass by every day, yet none of them are selling coffee and muffins to go! As a city councillor, I would help create a more natural link with Villa Maria (both the College and métro station) by overhauling the flow of that entire intersection, which is inherently tedious and unsafe for pedestrians.

Vibrant commercial streets are at the heart of the better livable neighbourhoods I want to develop in N.D.G. A city councillor has a lot of tools at his/her disposal to help revitalize commercial areas, and I hope that the citizens of N.D.G. district will give me the mandate on Nov. 3 to work on that agenda.

Martin Bergeron

Candidate for city councillor, Notre-Dame-de-Grâce

Coalition Montréal — Marcel Côté

Le mythe des propriétaires âgés qui votent

Voici l’article dont j’ai discuté en entrevue au 15-18 à la radio de Radio-Canada cet après-midi:

Il existe un mythe très tenace en politique municipale à Montréal à l’effet que ce sont les propriétaires plus âgés qui élisent une administration parce qu’ils votent plus que les autres. Encore la semaine dernière, un commentateur politique populaire répétait que les médias sociaux joueraient un rôle négligeable dans l’élection à venir parce qu’ils ne rejoignent pas vraiment les propriétaires âgés qui, eux, vont aller voter le 3 novembre prochain.

C’était peut être vrai du temps de Jean Drapeau, mais ce n’est pas ce groupe qui a le plus voté en 2009, et rien n’indique que l’élection de cette année pourrait être différente. Une analyse détaillée des résultats de la dernière élection démontre que cette affirmation ne tient pas la route.

Les locataires votent autant (ou aussi peu) que les propriétaires

Le mythe des propriétaires âgés qui votent repose d’abord et avant tout sur une lecture fiscale de la politique municipale. L’argument va comme suit: puisque les villes ne collectent ni impôt sur le revenu, ni taxes sur la consommation mais perçoivent des revenus basés sur la valeur foncière, il est logique de croire que ce sont les propriétaires qui vont vouloir déterminer ce que l’on fera de leurs taxes.

Voyons voir ce que ça donne dans la réalité en commençant par un tableau qui compare les deux districts ayant le plus de propriétaires à Montréal avec les deux qui en ont le moins. Pour rendre les résultats encore plus significatifs, le tableau présente également la moyenne pour l’ensemble de Montréal dans chaque catégorie, et garde le facteur âge à peu près constant:

Proprios

L’exemple de Pierrefonds-Ouest est assez frappant: il s’agit du district où l’on retrouve le plus de propriétaires à Montréal, mais il compte quand même le 2e taux de participation le plus faible en 2009, se situant à 9,1% en dessous de la moyenne pour l’ensemble de la ville. En comparaison, le district de Darlington a  eu un taux de participation de 1% supérieur à Pierrefonds-Ouest même s’il s’agit du district où il y a le moins de propriétaires à Montréal.

Au deuxième rang dans chaque catégorie (propriétaires-locataires), le taux de participation est à peine plus élevé à l’Ile-Bizard que dans Ste-Marie. On notera au passage qu’il s’agit également du district le plus riche (Ile-Bizard) et le plus pauvre (Ste-Marie) de Montréal, ce qui ne semble pas non plus influencer la participation électorale, contrairement à la perception populaire.

Il est utile également de noter que tout l’arrondissement de L’Ile-Bizard ne compte que sur 12 780 électeurs alors que Ste-Marie en a 16 012.

Ces résultats ne sont pas le fruit d’un faible échantillon non plus. Ainsi, parmi les vingt districts montréalais ayant plus de 35% d’électeurs qui sont propriétaires, le taux de participation était en moyenne de 41,7% comparativement à 39,4% pour l’ensemble de Montréal.

Compte tenu du nombre relativement faible de propriétaires à Montréal, il ne faut donc pas exagérer leur importance au sein dans l’électorat.

L’apathie des jeunes vs. le sens civique des plus vieux?

Autre mythe tenace en politique municipale: les jeunes ne s’y intéressent pas, mais les plus vieux, eux, ne manqueraient jamais une occasion de voter. Ici, il est intéressant d’établir des comparaisons entre deux districts d’un même arrondissement pour vérifier si, toutes choses étant égales par ailleurs, la présence de davantage d’électeurs de 65 ans et plus a fait en sorte d’augmenter le taux de participation.

65ans+

Dans les deux arrondissements cités, même s’il existe un écart de presque 10% dans le pourcentage d’électeurs ayant 65 ans et plus entre les districts, la différence au niveau du taux de participation demeure négligeable. Ajoutons dans le cas d’Anjou que le pourcentage de propriétaires semblait favoriser le district Ouest également, mais les deux facteurs combinés n’ont rien fait pour améliorer le taux de participation.

Encore une fois, si l’on regarde l’ensemble des districts de Montréal, on se rend compte qu’avoir une population plus âgée n’est pas forcément gage d’un meilleur taux de participation.

Ainsi, par exemple sur les 11 districts ayant plus de 18% de leurs électeurs âgés de 65 ans et plus, 4 districts ont des taux de participation supérieurs à la moyenne montréalaise, 4 autres se situent tout près de la moyenne, et 3 districts ont des taux de participation plus faibles que la moyenne.

Si on lit la même situation dans l’autre sens, on constate que parmi les 20 districts ayant obtenu les meilleurs taux de participation, 9 d’entre eux ont une population de 65 ans et plus supérieure à la moyenne, alors que les 11 autres en ont un nombre moins élevé que la moyenne montréalaise.

La réalité des locataires plus jeunes qui votent

Mais alors, si les locataires votent autant que les propriétaires et les plus jeunes autant que les plus vieux, qu’en est-il de la combinaison des deux? Après tout, peut être y’a-t-il une chimie qui opère lorsqu’on réunit les deux conditions, c.à.d. être propriétaire ET plus âgé qui fait en sorte qu’on ira voter davantage que les autres?

Afin de tester le mythe des « propriétaires âgés qui votent » à son mérite, j’ai d’abord sélectionné trois districts qui feraient le bonheur des tenants de cette théorie: trois districts où l’on retrouve amplement de propriétaires d’âge mur. Puis, j’ai également sélectionné trois autres districts où ces mêmes théoriciens traditionnels croiraient trouver un désert de participation électorale, c.à.d. beaucoup de jeunes locataires qui ne paient pas de taxes foncières, et qui ont donc certainement d’autres choses à faire que d’aller voter lors du scrutin municipal.

District idéal

La conclusion est claire et limpide: la comparaison entre les deux groupes donne un résultat inversement proportionnel au mythe véhiculé. Les locataires plus jeunes ont voté en 2009 au moins autant, sinon plus, que les propriétaires âgés. Certaines comparaisons sont carrément saisissantes:

  • Les blocs appartements d’Hochelaga ont « battu » les cottages et bungalows de St-Laurent par une marge de 4,4%;
  • Sault St-Louis à Lasalle a le nombre de propriétaires et de personnes âgées qu’il faut, mais mobilise tout de même 5,7% de moins de ses électeurs que Villeray;
  • Les « petits jeunes » de l’est du Plateau sont sortis massivement et ont envoyé aux urnes 8,6% de plus d’électeurs que la machine électorale de St-Léonard;
  • Côte-de-Liesse a plus de la moitié de ses électeurs qui sont propriétaires, Villeray moins du quart…mais c’est Villeray qui l’emporte par une marge de 14,5%!

Conclusions

Les résultats de l’élection 2009 démontrent clairement qu’il est faux de prétendre que les propriétaires plus âgés constituent la clientèle qui vote le plus. Or, rien ne semble indiquer que cette élection ait été une aberration, et que nous pourrions nous attendre à un résultat différent cet automne.

Malgré tout, je demeure convaincu que de nombreux commentateurs politiques, professionnels ou non, continueront de véhiculer ce mythe au cours des prochains mois. Pour ma part, je vais continuer d’informer les lecteurs de ce blogue en me basant sur des faits plutôt que des impressions.